Le Forro

Un style de musique et une danse du Nordeste brésilien

Comme la plupart des rythmes brésiliens, il trouve son origine dans les cultures indiennes, africaines et européennes.

L'origine du mot Forro est controversée. La plus probable serait l'anglais For All. Au XIXe siècle, à l'époque de la construction du chemin de fer à Pernambuco (Nordeste du Brésil), les Anglais présents organisaient des fêtes populaires et affichaient aux portes des bals : "For All" (pour tous).

Dans ces bals on jouait toutes sortes de musiques, en particulier celles qui ont influencé les rythmes du Forro. Le Forro est la musique et la danse officielle des fêtes Juninas, mais il est également très écouté toute l'année au Nordeste du Brésil en dehors de la période des fêtes.

Forro
Le Forro

Le rythme du Forro, composé par l'accordéon, le triangle et le tambour, est joyeux et entraînant, cependant les paroles des chansons sont en majorité nostalgiques : on raconte les chagrins du peuple du Sertão (région du Nordeste très touchée par la sécheresse) qui quitte sa région à la recherche d'une nouvelle vie au sud-est du Brésil, notamment à Rio de Janeiro et à São Paulo. C'est par cette migration des Nordestinos que le Forro s'est fait connaître dans les autres régions du Brésil.

Le Forro se danse en couple, les corps se touchent et les regards se croisent. Les pas peuvent paraître simples, mais en réalité il faut un peu d'entraînement pour danser dans le rythme. Parfois le Forro est comparé à la Salsa, mais en réalité il n'y a pas beaucoup de similitude avec cette dernière, plus technique.

Le plus célèbre chanteur-compositeur de Forro

Luiz Gonzaga est né à Pernambuco (Nordeste du Brésil) en 1912 et il est mort en 1989. Il a été le premier musicien du Nordeste à composer des chansons qui traduisaient la voix du peuple de sa région. Ses textes expriment la vie difficile de la population du Nordeste.

Luiz Gonzaga chantait :

"Ma vie est une marche à travers le pays
Pour m'assurer qu'un jour je reposerai en paix
Je garde les souvenirs
De toutes les terres traversées
Je marche dans les sertões de tous les amis qui y sont restés
Pluie et soleil, poussière et charbon
Loin de chez moi je suis la route
Encore une étape et plus de chagrin dans le cœur"

Traduit librement du Portugais

Gonzagão Online